Par azoline
La Normandie tient une grande place dans l’œuvre de Lucie Delarue-Mardrus qui parlait très bien le patois normand et l’emploie volontiers pour décrire le monde des marins et des paysans normands dans ses romans (l’Ex-voto, Graine au vent, L’Apparition, elle en parle également dans L’amour à la mer, Lemerre, 1931). Dans Occident (dès 1901), elle décrit fréquemment des pérégrinations au gré des saisons (« J’aime cheminer par mes prés normands », p. 28). Elle parle de sa passion de la mer (également dans Par vents et marées en 1910 et dans La figure de proue en 1908 au retour de ses voyages d’Afrique) : « Je te salue, ô mer » (p. 47) ou encore « Je suis la hanteuse des mers fatales » (p. 57). Dans Ferveur (p. 95), en 1902 elle avait publié son poème le plus connu : « L’odeur de mon pays était dans une pomme ».
La Normandie, c’est pour elle « chez nous » qui désigne à la fois la maison, le foyer (Horizon, p. 12), le village, et la région, surtout lorsque ses proches s’éteignent (Par vents et marées, voir toute la section « Chez nous », pp. 149-229). Nous avons déjà cité « Soir d’Honfleur » (Par vents et marées, Fasquelle, 1910, p. 43) dans la lettre de septembre 2009.
Voici un florilège de poèmes consacrés exclusivement à Honfleur puisés dans différents recueils qui montrent bien la permanence de cet amour.
extrait du site des amis de lucie delarue mardrus
(photo de Philippe Alès sur wikipedia)
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